01.05.2012
C'est quoi devenir Parisienne ?
Alors voilà ! Ca fait maintenant 3 ans que j'ai eu l'idée folle d'emménager à Paris, et même si le constat global et que "je kiffe grave!", un petit tour d'horizon s'impose sur ce qui a changé...
- Je n'ai jamais employé autant de mots en verlan.
Et oui ! Avant, il m'était impossible, dans mot vocabulaire marseillais ponctué tout de même de "putain" ou "d'enc***", d'employer des termes tels que : "ouf", "meuf", "keuf"... et puis avec la perte de mon accent sudiste mais parfois aux intonations vulgaires, je me suis retrouvée bêtement à sortir des "trucs de ouf" ou encore des "c'est chelou". Bienvenue dans le monde du parler "parisien", car il faut croire que même les bobos adorent utliser ce langage là.
En revanche, je suis toujours incorrigible sur la prononciation du "o" ou "ô". Bref, jusqu'à la fin de ma vie je prédis prononcer la "reuse" au lieu de la "rôse". Toujours dans la non-classe !
- Je n'ai jamais employé autant d'anglissismes.
"T'as défini les KPI ? les SLA?" Les KP quoi? les SL quoi?
"Tu es une key people" Une quoi people ?
"Ca fait partie des best practices" Des best quoi ?
"La gamification dans le social media doit être au coeur de votre roadmap"...hum...
Ah bin oui ! je n'ai pas menti. L'anglais is everywhere dans mon quotidien, et je ne m'en plains pas. Car il faut savoir que je suis une quiche en anglais. Bon ok, je m'en sors mieux que certaines de mes connaissances... enfin je crois. Mais employer des mots anglais te rend "in", "trendy", "in the place" quoi !
Et pire que tout, ça te rend crédible dans ta vie professionnelle !
- Je suis devenue plus ou moins "alcoolique du soir"
A partir de quand devient-on alcoolique ? Je n'ai jamais autant entendu cette question que depuis que j'ai rejoint la capitale. Et j'avoue que je suis la première à me la poser. Faut dire aussi que je viens d'une famille qui a un gros penchant déjà pour l'apéritif du soir.
Oui mais quand on en revient à compter depuis combien de soirs on n'a pas bu une goutte et quelle quantité représente cette goutte, on a de quoi s'inquiéter.
L'alcool est convivial, l'alcool décompresse, et l'alcool, et bien je n'en bois pas le midi... ni le matin d'ailleurs. Non, l'alcool, ce n'est pas avant 19h pour moi. Mais bon, on se languit parfois 19 heures... Et là c'est inquiétant. Surtout pour la part de salaire que cela représente en additions laissées dans les bars.
Est-ce grave docteur ? Est-ce réellement qu'un phénomène Parisien ?
Bref on en repalera quand l'envie se fera pressente avant les 19h de la récré finale !
- J'ai repris la clope.
3 mois avant le grand départ à 800km de mon sud natal, j'ai pris la grande décision d'arrêter de fumer. Certes, j'ai tenu 1 mois, mais la reprise était douce pendant les 2 mois qui ont suivis. 2 clopes par jour maxi. Les apéros mis de coté... mais bon vu mon précédent paragraphe, il faut comprendre que les apéros étaient plutôt rare dans mon ancienne vie.
Et puis j'ai débarqué sur Paris. En tenant mon rythme de 2 clopes toujours... mais il fallait bien que je me sociabilise et que je fume parce que je bois ou que je bois parce que je fume. Au final, j'ai repris la clope !
- Je prends le métro... et puis le taxi aussi !
Parce qu'avant j'étais motorisée !
C'était simple. Je descendais de mon appart', je prenais la voiture. J'allais au boulot en voiture, j'allais faire mes courses en voiture, je sortais en voiture. Jamais sans ma Titine !
Et depuis, Titine est restée dans le sud et comme tout le monde je fais la queue au chargeur de Navigo tous les 1ers du mois me détestant de ne pas l'avoir fait la veille ou l'avant veille. Car Navigo est très intelligent et sonne bizarre 5 jours avant la fin du mois. Mais que nenni ! Il me reste encore 5, 4, 3, 2, 1 et plus de jours avant de me retrouver obligée de le charger.
Mais après 2h du matin, le métro, et bien, il marche plus ! Alors il reste le taxi (ou le vélib' pour les beaux jours)
Au début, le taxi aime t'arnarquer : quel chemin préférez-vous mademoiselle ? euh... là, tout de suite, celui qui vous plaira. Et hop le compteur se met en mode illimité.
Mais maintenant, je suis devenue infaillible et connait même mieux la route que mon conducteur. J'arrive même à savoir à l'euro près combien ça me coûtera... d'où parfois le choix du vélib' !
- La radio dans ma voiture me manque, ainsi que le plaisir de passer 20 minutes de trajet au calme et les faits divers locaux, les infos sur les bouchons, la météo toujours clémente... sans oublier l'horoscope du jour. Alors j'ai gardé une sale, très sale habitude : me brancher sur ma freebox le matin et mettre ma radio locale. C'est naze... ou pas!
C'est le petit détail qui me raccroche à mon sud, car pourquoi rompre avec ses racines ?
Question trajets, j'ai remplacé la radio par les podcasts
- Je marche
Et Dieu sait que j'en ai usé des semelles... enfin... je ne crois pas en Dieu. Sinon j'aurais des semelles inusables, voyons!
Alors donc, je marche, parfois avec beaucoup de lassitude mais souvent avec un grand plaisir. 3km qui me séparent de mon boulot ? Même pas peur! Je saute dans mes petites baskets, toutes aussi usées au final, et j'enfile mes talons une fois au boulot.
Vous avais-je dit qu'on me surnommais Carrie Brashaw?
- Je cours sur du goudron et du pavé
Cela fait maintenant bien 5 ans que j'ai attaqué le footing. Pour des questions de genoux et de calories. Car courir est ce qui permet de vous permettre de conserver une ligne acceptable. Je ne suis pas une vraie coureuse, ni une coureuse du dimanche. Non je suis plutôt le genre de coureuse fracassée qui met son réveil le matin à 6h15 pour aller courir ses 35-40 minutes avant le boulot.
Vous me trouvez folle ? Essayez vous verrez... vous vous déchargez avant les journées stressantes, évacuez l'alcool et la malbouffe de la veille et surtout ça vous permet de réfléchir à comment vous allez vous habiller pour la journée. Une chose en moins à faire le soir.
Et puis, c'est le remère anti-coup de barre dans la journée. Croyez moi!
Bon c'est aussi révélateur du fait que je suis seule, que je ne fais pas de sexe et que je ne me réveille auprès de personne le matin... car là je vous garantis que j'oublie vite le footing. Mais je vais très bien docteur !
- J'ai 2 nouveaux amis : Picard et les sushis
Bah parce qu'avec un boulot hyper prenant, des apéros à raison de 3 fois par semaine, et bien, je n'ai plus le temps de cuisiner moi! Et puis de toutes façons je n'aime pas ça. Alors oui, j'ai un Picard à 200 mètres de chez moi et des sushis à peu près tous les 50 mètres. Donc en gros, je mange toujours la même chose certes, mais au moins je mange ce que j'aime et je contrôle (sauf ma CB).
Après pour les stocks de bières et coca, il reste ooshop... fini les supermarchés car je n'en connais plus. Sans oublier ma spéciale dédicace à Mon Panier Sympa, mon petit épicier arabe, compagnon de mes dimanches et jours fériés.
- Je suis crevée
En même temps au rythme auquel j'écris sur ce blog, ça en dit beaucoup. Même quand j'ai le temps, j'ai la flemme. Et quand j'ai la flemme, et bien, j'ai la flemme!
Alors Paris c'est ça... de grosses grosses occupations la semaine et puis être une loque le week-end. Et puis, les hivers sont longs et déprimants aussi à Paris. Relation de cause à effet, on a envie de se mettre en mode autiste, de ne parler à personne et juste de cocooner.
Au début on s'inquiète, on se dit que ce n'est pas normal... et puis un jour on se rend compte que c'est le même constat pour tous les expatriés dans mon genre.
Mais Paris je l'aime pour quelques années encore... car je sais qu'IL y est et qu'il faut juste qu'IL me trouve!
Qui a dit que Paris ne rendait pas romantique??
18:40 Publié dans Histoires de-ci, de-là... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, vie, parsienne
22.12.2011
2012, 2012, 2012...
Non ce n'est pas une prière à la Beetle Juice pour que 2012 apparaisse l'air de rien. De toutes façons, dans 8 jours, on y est tous condamnés!
Mais c'est que 2012, fameuse année 2012, je t'attends comme le messie !
Quoi de bon à venir en 2012 ?
Que des promesses pour le moment... qui ont fait l'objet de désillusions jusque là. J'entends là une promotion qu'on me promet depuis moultes mois. Donc ça je ne compte pas trop dessus.
Aussi, en 2012, et pas plus tard qu'en ce mois de janvier, j'aurai 30 ans. Et merde, 30 ans ! pourquoi cela fait-il mal de passer dans cette nouvelle ère ?
Quand on a 20 ans, on est contents. On entre dans l'âge adulte sans les obligations des adultes. Donc on partage insouciance et responsabilités.
Mais est-ce qu'à 30 ans, tout ne devient que responsabilités ?
Les gens autour de moi ont l'occasion de vivre mon stress récurrent quant à l'approche de mes 30 ans.
Et si au final je n'étais pas à la hauteur ? A y regarder de plus près, je n'ai pas de mec... je n'ai pas de gosse... je ne suis pas propriétaire... et toutes ces choses là, je n'ai pas l'intention de me presser pour.
Je mens un peu pour le mec, mais pour ça il faut être deux. Le gosse ou le patrimoine, ça peut se négocier pour le faire mais seule.
Alors pourquoi 2012 me direz-vous ?
Car ce ne pourra pas être pire qu'en 2011 !
J'ai l'impression de dire ceci chaque année... et quelque part tant mieux car ça doit aider à avancer, à se fixer des challenges.
Mais si en 2012, la roue tournait en plus ?
Une chose est sûre : je me paie le plus beau voyage de ma vie. 3 semaines en Indonésie ! Alors là ?! Si je me suis pas fixée un magnifique challenge ?
Et puis, on est de l'ordre de la réalité, car nous partons à 2 copines et que les billets sont déjà réservés.
Alors oui, j'attends 2012 avec impatience.
Et pour une fois que mon horoscope va dans mon sens ! Ne serait-ce pas la consécration?
Je pars cependant d'un postulat dans ma vie : les choses n'arrivent pas par hasard. Il faut provoquer pour voir venir.
Plus facile à dire qu'à faire, car je suis moi-même une cruche pour me prendre en mains. Alors si les planètes peuvent me donner un petit coup de main, je ne serai pas bien contre !
Donc voilà... un petit billet, pas coup de gueule, pas de bonnes résolutions en vue, juste à attendre qu'on se souhaite "Bonne année!!" et que 2012 réalise ses promesses.
D'ici là, bonnes fin d'année à tous !!
19:35 Publié dans Histoires de-ci, de-là... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 2012, année, promesse, resolution
02.11.2011
Et toi, t'en es où de ton modjo ?
Le modjo, ça ne s'explique pas, ça se vit. Il aime venir, partir, venir... non, là je ne parle pas de sexe, mais plutôt de pouvoir d'attraction. Car le modjo c'est ça. C'est votre confiance en vous du moment qui vous fait sentir beau et désirable... bref, prêt à entrer en "chasse".
Mais vous êtes vous déjà dit que le modjo ne se voit chez personne ?
Vous êtes-vous déjà dit d'une personne : tiens, elle a perdu son modjo ?
Et bien non !
D'où, si ça peut vous remonter le moral qui peut se trouver en berne, dîtes vous que le modjo est transparent. Si une personne vous veut, elle saura vous trouver telle que vous êtes, avec ou sans votre modjo du moment.
Certes, il est important pour soi d'avoir son modjo quelque soit la période de votre vie.
Quand vous êtes célibataire, le modjo est essentiel pour plaire au sexe opposé ou au même sexe. Quand vous êtes en couple, et bien il est toujours indispensable pour plaire à son conjoint... ou pas. Car ne nous cachons pas la vérité, l'être humain aime plaire, avec ou sans partenaire, il aime plaire.
Alors oui, il peut y avoir des moments où tout va mal dans votre vie. je suis bien placée pour en témoigner car c'est la cata dans la mienne, tant du côté pro que perso que sentimental.
Mon modjo m'a quittée il y a un bon moment déjà mais je me soigne !
Car qui va s'attacher à compter le nombre de boutons sur votre visage ? qui va s'attacher à mesurer la taille des cernes sous vos yeux ? du moment que vous gardez une certaine tenue vestimentaire au quotidien et des cheveux toujours propres.
Oui bon ok, c'est ma façon à moi de soigner la perte de mon modjo. Mais au delà de ça, je me conforme pas à tous ces films américains gnangnans montrant des filles toutes aussi minces soient-elles manger des litres de glace au chocolat sans prendre un gramme. Car là, je peux vous dire que ce remède se verra ! Mais pas forcément de façon positive.
On parle de modjo là, pas de dépression !!
Donc vous me croyez maintenant quand je dis que le modjo est transparent ?
Ne confondez pas pour pouvoir d'attraction avec déprime passagère. Quand on vous frappe à terre, relevez-vous, quelque soit l'état dans lequel vous vous trouvez, vous tenez debout, et c'est là que vous épatez !
Une note d'optimisme donnée par une fille qui en voit des vertes et des pas mûres en ce moment. Trust me !
20:45 Publié dans Histoires de-ci, de-là... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modjo, estime, soi, attraction, plaire


